La Charte du Réseau SEGA One Health signée lors du 32e Conseil des ministres de la COI

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Saint-Denis de La Réunion, le 2 mars 2017 - L’action régionale en faveur de la santé publique, sous l’égide de la Commission de l’océan Indien, passe à une étape supérieure. A l’occasion du 32e Conseil des ministres de la COI, tenu le 1er mars à La Réunion, Mohamed Bacar Dossar, ministre comorien des Affaires étrangères, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat français au Développement et à la Francophonie et président du Conseil de la COI, Béatrice Atallah, ministre malgache des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, ministre mauricien des Affaires étrangères, et Jean-Paul Adam, ministre seychellois de la Santé, ont signé une Charte qui institutionnalise et pérennise le Réseau de Surveillance épidémiologique et de gestion des alertes (SEGA « One Health »).

Le Réseau SEGA « One Health » de la COI, mis en place en 2009 grâce au soutien de l’Agence française de développement, mobilise plus de 250 professionnels en santé publique et en santé animale de la région. Avec ce réseau, les Etats membres de la COI sont mieux armés face au risque sanitaire. Concrètement, le Réseau SEGA « One Health », piloté par l’Unité de Veille sanitaire de la COI, intervient dans les situations de crise, comme il l’a fait lors de l’épidémie de fièvre aphteuse qui a touché Maurice en 2016. Il facilite l’échange d’informations sanitaires entre les services nationaux, dote des laboratoires et autres services en équipements, mobilise des experts et forme des épidémiologistes de terrain.

La Charte signée par les ministres du Conseil de la COI est un document fondateur par lequel les Etats membres confirment leur engagement à soutenir le Réseau SEGA « One Health » considéré comme un instrument efficace à la veille sanitaire et à l’intervention dans les situations de crise. Cette Charte fait également de l’Unité de Veille sanitaire de la COI le premier département technique de l’organisation qui pourra dès lors mettre en œuvre un programme global en faveur de la santé publique régionale. A cet égard, l’Agence française de développement a déjà indiqué sa volonté de poursuivre son appui en finançant une troisième phase de projet sur la période 2018-2022 à hauteur 10 millions d’euros.

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